
Comment changer la donne grâce aux émotions ?
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17 septembre 2026Le Chemin des Émotions, issu des sciences de l’affect, transforme les connaissances scientifiques en pratiques concrètes pour développer les compétences émotionnelles.
Pendant longtemps, les émotions ont été priées de rester à la porte de l’entreprise. Être professionnel, c’était savoir garder son calme, prendre sur soi, ne rien laisser paraître. Comme si décider, manager, coopérer ou traverser un conflit pouvait se faire indépendamment de ce que nous ressentons.
Les sciences de l’affect ont largement fait évoluer cette vision. Chez &moi, nous nous appuyons sur ces travaux pour défendre une idée simple : nos émotions ne sont pas des perturbations à éliminer. Elles sont des informations à comprendre et des ressources que nous pouvons apprendre à mobiliser.
Une compétence, ça se développe
C’est probablement le point le plus intéressant pour les organisations. Les compétences émotionnelles ne sont pas seulement liées à un tempérament ou à une personnalité. Elles peuvent être travaillées et développées.
Autrement dit : oui, nous pouvons devenir plus compétents avec nos émotions.
Et cela change beaucoup de choses. Parce qu’un manager capable de repérer ce qui se passe émotionnellement en lui ne va pas forcément supprimer sa colère, sa peur, sa tristesse ou son agacement. Il va surtout pouvoir comprendre ce que cette émotion vient lui dire et décider de ce qu’il souhaite en faire.
Toute émotion transporte un message

C’est un principe essentiel du Chemin des Émotions. Qu’elle soit plaisante ou déplaisante, une émotion transporte une information qui peut nous aider à nous ajuster à la situation que nous vivons.
Parfois, cette information n’est pas particulièrement agréable à recevoir :
- Une peur peut nous signaler un risque.
- Une colère peut nous indiquer qu’une limite a été franchie.
- Une tristesse peut nous inviter à reconnaître une perte ou un renoncement.
Et parfois, l’émotion devient une forme d’apprentissage.
La situation a été difficile, nous en tirons une leçon et, la fois suivante, nous pouvons nous y prendre autrement. Mais les émotions plaisantes nous apprennent tout autant : la joie, la satisfaction, la sérénité peuvent confirmer que quelque chose nous convient, qu’une relation fonctionne, qu’un choix est juste ou qu’une manière d’agir mérite d’être poursuivie.
Elles peuvent alors nous inviter à partager, à prolonger ou à nourrir ce qui fonctionne.
Écouter une émotion ne signifie pourtant pas lui obéir
C’est une distinction fondamentale :
- Ma colère peut m’informer qu’une limite a été franchie. Elle ne m’oblige pas à exploser.
- Ma peur peut attirer mon attention sur un risque. Elle ne m’oblige pas à fuir.
L’émotion apporte une information. Nous gardons la responsabilité de la réponse.
Et c’est précisément là que commence la compétence émotionnelle.
Entre l’émotion et l’action : retrouver du choix

Imaginez une réunion :
- Une remarque vous agace.
- Votre attention se focalise sur cette remarque.
- Vous l’interprétez.
- Une émotion apparaît.
- Son intensité augmente.
- Votre corps réagit.
- Votre ton change.
- Et quelques secondes plus tard, vous répondez sèchement.
C’est souvent là que nous disons : « J’ai réagi sous le coup de l’émotion. »
Mais l’émotion n’est qu’une partie du processus : entre la situation et notre comportement se jouent notre attention, notre évaluation de la situation, l’intensité émotionnelle et notre capacité à réguler ce qui se passe.
Apprendre à travailler avec ses émotions ne consiste donc pas simplement à savoir les nommer, il s’agit de développer une capacité très opérationnelle : mettre suffisamment de conscience entre ce que je ressens et ce que je fais pour retrouver une possibilité de choix.
Comprendre. Réguler. Développer.
C’est précisément la logique que je développe dans Le Chemin des Émotions.
Comprendre, d’abord.
Qu’est-ce que je ressens ? Quelle est l’intensité de cette émotion ? Qu’est-ce qui l’a déclenchée ? Sur quoi attire-t-elle mon attention ? Quel message transporte-t-elle ?
Réguler, ensuite.
Non pas supprimer l’émotion ou chercher systématiquement à la faire disparaître, mais retrouver une marge de manœuvre : respirer, différer une réponse, modifier son attention, reformuler une situation, mettre des mots sur ce qui est présent… Et surtout distinguer le message de l’émotion de la réaction qu’elle pourrait provoquer.
Développer, enfin.
Parce qu’avec l’expérience, nous pouvons apprendre à utiliser nos émotions comme des ressources pour agir :
- La peur peut inviter à sécuriser.
- La colère peut aider à poser une limite.
- La tristesse peut permettre d’accepter une perte.
- La joie peut nous indiquer ce que nous avons intérêt à continuer à nourrir.
Le véritable enjeu n’est donc pas de devenir émotionnellement lisse. Heureusement, ce serait assez inquiétant ! 😉 L’enjeu consiste à devenir plus agile avec ce que nous ressentons.
Et dans l’entreprise ?

Comment les comptétences émotionnelles transforment le management au quotidien
C’est là que le sujet devient profondément managérial.
Les émotions circulent :
- Une tension non régulée peut contaminer une réunion.
- Une inquiétude du manager peut devenir celle de l’équipe.
- À l’inverse, la capacité à reconnaître une difficulté, à mettre des mots sur une tension ou à accueillir un désaccord peut restaurer rapidement de la coopération.
Pour autant, je me méfie d’une promesse simpliste du type : « développez votre intelligence émotionnelle et vous serez plus performant. »
La réalité humaine est heureusement plus complexe. Je préfère dire : « développer les compétences émotionnelles permet aux personnes de disposer de davantage de choix dans leur manière de réagir, de communiquer, de décider et de coopérer. »
Et c’est précisément parce qu’elles retrouvent cette capacité de choix que le management peut devenir à la fois plus humain et plus durable.
Pour aller plus loin, le cabinet &moi accompagne dirigeants et équipes à travers trois formats — Faire le point, Développer, Transformer — construits autour de cette même logique.
Passer de la connaissance à l’expérience
C’est probablement le prochain défi.
Nous avons beaucoup parlé d’intelligence émotionnelle et de compétence émotionnelle. Reste à l’exercer :
- Observer ce qui se passe dans une réunion.
- Identifier l’émotion et son intensité.
- Repérer ce qu’elle cherche à nous dire.
- Choisir ce que nous voulons en faire, puis tester une autre manière d’agir.
Cette compétence ne se développe pas dans les livres, mais dans l’expérience, le corps, la relation et l’action : c’est tout l’enjeu du Chemin des Émotions.
Les émotions ne sont pas un frein : elles peuvent devenir une boussole.
Questions fréquentes
Le Chemin des Émotions est la méthode développée par Christophe Gauthier, fondateur du cabinet &moi, ancrée dans les sciences de l’affect. Elle aide dirigeants, managers et équipes à comprendre leurs émotions, à les réguler et à les transformer en ressources d’action.
Oui. Contrairement à une idée reçue, les compétences émotionnelles ne dépendent pas uniquement du tempérament : elles s’apprennent et se travaillent, comme n’importe quelle autre compétence professionnelle.
Parce qu’elles circulent au sein d’une équipe. Une tension non régulée peut se propager dans une réunion, tandis qu’un manager capable de reconnaître et d’accueillir une émotion peut au contraire restaurer la coopération.
Le cabinet &moi propose le test QEPro, un outil d’évaluation du quotient émotionnel qui permet d’identifier ses points d’appui et ses axes de progression.
Vous souhaitez aider vos managers à mieux comprendre ce qu’ils ressentent, retrouver du choix dans leurs réactions et transformer leurs émotions en ressources d’action ? Échangeons sur le parcours le plus adapté à votre organisation.
Et n’oubliez pas, vos émotions sont des ressources.
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Christophe Gauthier
Fondateur du cabinet &moi, coach consultant facilitateur en développement des émotions dans le management des organisations.




